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Corse-Ornitho

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7 juillet 2026

Le point sur la colonie de goélands d'Audouin d'Aspretto

Nous ne baguerons pas cette année, Bernard en a pris la décision, difficile. La cause ? des goélands leucophées avaient commencé en mars à construire des nids à droite de la colonie d'Audouins, mais surtout un couple avait carrément squatté dans la colonie. On a craint des réactions vives avec ce couple lors du baguage et même après des représailles avec les Audouins. Donc pas de baguage en 2026 par crainte de mortalité de nos juvéniles.

 

S'il parait probable que le nid de goélands leucophées en question a diminué le nombre de nids d'Audouins au coeur de la colonie, et donc diminué le nombre de poussins à l'envol, une fois ce fait établi, il faut constater que la coexistence entre les deux espèces a été pacifique et même bénéfique côté corneilles mantelées- que les leucophées on fermement tenu à distance- et qu'aucun incident n'a été constaté par les observateurs.

 

Impossible donc de dénombrer cette année les juvéniles à l'envol, on estime à environ 44/45 leur nombre dans la colonie au début du mois de juillet. Environ 70 bagues d'adultes ont été lues à Aspretto depuis mars.

 

Pas de nidification d'aigrettes garzettes cette année, très faible présence de corneilles.  Présence record de cormorans huppés le 2 juillet, jusqu'à 29 à 19 Heures.

 

Noter parmi les visiteurs occasionnels de ce havre de paix : des aigrettes garzettes en avril, deux sternes caugeks le 3 mai, des moineaux cisalpins en juin, des hérons garde-boeufs en avril, des pigeons bisets en avril/mai, 1 pluvier argenté le 23 mars, 3 crabiers chevelus et 1 chevalier guignette le 23 avril. 

 

Pour distinguer les juvéniles de goélands des deux espèces, voir mon article du 28 juillet 2015 sur ce même blog. Grosso modo le leucophée a les pattes roses, le bec tout noir et la poitrine rayée.

Le point sur la colonie de goélands d'Audouin d'Aspretto
Le point sur la colonie de goélands d'Audouin d'Aspretto
Le point sur la colonie de goélands d'Audouin d'Aspretto
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Le point sur la colonie de goélands d'Audouin d'Aspretto
Le point sur la colonie de goélands d'Audouin d'Aspretto
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10 juin 2026

Sorties printanières diverses

La question nous taraudait depuis longtemps : y-a-t-il nidification d'alouettes calandrelles sur le terrain militaire de Borgo ? Nous avons donc, Bernard, Philippe et moi, décidé d'aller voir sur place le 3 juin. Réponse lapidaire : non. Rien à voir avec le terrain du camp Raffalli à Calvi. Le milieu, moins entretenu et moins tondu par un maigre cheptel ovin, bovin et équestre, n'est absolument pas favorable à la calandrelle. 

 

Des bruants proyers en nombre, de rares pipits rousselines, une cinquantaine de corneilles suivant le troupeau, des milans et curieusement une petite zone humide avec un héron cendré, un crabier chevelu, des foulques et un couple de sarcelles d'hiver.

 

Au passage je me risque à penser que les légionaires du 2ième REP doivent sacrément se racler les fesses dans le maquis dense lors de leurs parachutages. C'est plus doux à Calvi. Mais à chacun son problème.

 

Nous en avons profité pour faire un rapide tour dans des zones humides de la plaine orientale. Bon je dirais simplement que cela eût été plus riche un mois plus tôt. Un bon point quand même à la gravière de Poretta avec foulques, nettes rousses et échasses en familles. Marcassins et lamas à Riva Bella, ça change. Et le seul spot de Corse à goélands leucophées arboricoles à l'étang d'Urbino.

 

Autre question existentielle qui méritait un déplacement in situ, l'existence ou non d'une petite colonie de pies bavardes à Sagone. J'en avais déjà vu une en 2013 au Liamone en bas de la D25 et en 2024 avec Bernard à Sagone. C'est donc une vielle histoire. Ce serait la seule présence avérée de pies bavardes en Corse à notre connaissance. Une ou deux auraient été vues récemment dans ce secteur. Et bien nous confirmons avec Bernard en avoir vu une mardi 9 juin, seulement une, ce qui nous laisse sur notre faim ; toujours dans le même secteur de la résidence à flanc de colline à la sortie vers Cargèse (entre parenthèse ça doit craindre les jours de verglas dans ces rues en super pente...). Affaire à suivre, il faudrait s'en occuper sérieusement pour élucider s'il y a ou non nidification. La Pica pica sagonica le mérite bien.

 

Cette résidence, très arborée, peu habitée, est très favorable à la gent ailée. Nous avons noté une bonne quinzaine d'oiseaux en moins de deux heures, en nous concentrant principalement sur la pie. Pinsons, serins cinis, verdiers, moineaux, merles, chardonnerets, tourterelles turques, pigeons ramiers, corneilles, grands corbeaux, pie, gobemouches, hirondelles de fenêtre, fauvettes à tête noire, de Moltoni & mélanocéphales (Merlin se mélange les pinceaux avec les fauvettes). 

 

Toujours à Sagone, au Pôle d'activité de Sant' Appianu, des hirondelles de fenêtre ont réussi à faire une demi-douzaine de nids dans la structure métallique d'un bâtiment moderne. Elles ont des ressources d'inventivité !

 

Au retour bref passage à Coggia sur la piste P53. Fini rolliers et Kobez.  Moins de guépiers que prévu. Des pies-grièches, des écorcheurs -dont une formidablement coopérative- et moins de tête rousse. Beaucoup de poussière et peu d'oiseaux.

Sorties printanières diverses
Sorties printanières diverses
Sorties printanières diverses
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Sorties printanières diverses
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Sorties printanières diverses
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Sorties printanières diverses
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Sorties printanières diverses
Sorties printanières diverses
Sorties printanières diverses
Sorties printanières diverses
14 mai 2026

Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio

Ouais, je me trouve très optimiste. Un semblant de début de frémissement serait plus judicieux. Treize limicoles de bas de gamme à l'embouchure de la Gravona et du Prunelli le 12 mai. Un duo d'immatures de kobez à Coggia les 12 et 13 mai-et peut-être pour plus longtemps. Deux rolliers d'Europe adultes sur la piste de la paillote de Capo di Feno hier-et peut-être pour plus longtemps. C'est mieux que rien, mais il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard (grand seigneur, je vous laisse le choix de l'espèce).

 

Hier journée chaotique. J'avais pour but de cocher le torcol à Sagone, Frédéric m'ayant assuré qu'il avait ouvert une boîte à torcols au camping (pt'it coup de repasse conseillé quand même). Et voilà que la pluie trouble mon sommeil sur le coup de 5H30, j'abandonne aussitôt Philippe et l'idée de partir de bonne heure pour le Liamone et pars me recoucher. A 9H30 je remarque le temps ensoleillé (c'est vrai qu'on a du mal à suivre les variations de météo). j'abandonne mes occupations et pars donc cap au nord. J'y retrouve Philippe qui n'a pas vu grand-chose sur la piste P58 (nouveau nom, merci l'Europe). Dépité je décide de tenter le torcol. C'est alors que Philippe découvre les deux immatures de kobez, perchés sur une souche comme Bernard l'avait dit. J'en profite pour chercher la colonie de guêpiers sur la berge sablonneuse du Liamone, mais pas d'activité. Petite prospection oedicnèmes du côté de la bergerie, infructueuse.

 

Vers 19 heures, je me prépare à savourer mon émission TV quotidienne préférée, je titille le portable. Bernard a cherché à me contacter peu avant. Il a vu un rollier sur la piste de la paillote de Capo di Feno. Dilemme. Je choisis le rollier-c'est un déchirement, mais je parie sur la rediffusion de l'émission Quotidien. 

 

Je descends la piste (ouverte depuis peu pour le bizness de ladite paillote), contre jour total, pas de rollier. Demi tour et remontée, toujours pas de rollier. Je redescends again et je le vois sur ma gauche, en bas d'un arbre, à contre jour et dans un amas de branches basses. Moche pour la photo. Manoeuvres pour me placer au mieux, perpendiculaire à la piste. Arrive une voiture, la conductrice s'arrête, le passager demande si tout va bien. Je lui montre l'appareil de photo. Rassurés sur ma santé mentale, ils repartent. Entre temps le rollier s'est envolé pour se poser sur l'arbre plus haut, magnifiquement exposé au soleil. Par réflexe je jette un oeil sur le champ à gauche, peut-être il y a-t-il des lièvres, j'en ai vu plusieurs fois. Pas de lièvres mais un second rollier à la chasse aux insectes, en vol plané virevoltant ! Je m'occupe de celui qui est merveilleusement posé. Technique habituelle, la voiture en travers de la piste  pour dégager l'angle de vue. Bonne vingtaine de photos. Fin de l'exercice avec l'arrivée de deux voitures (vous voulez mon avis ? Trop de circulation dans le secteur). L'oiseau s'envole vers la gauche. J'abandonne la partie et rentre dare-dare en klaxonnant dans tous les virages car j'ai toujours trouvé cette route étroite et sinueuse fort dangereuse. J'ai manqué une bonne partie de l'émission mais j'ai fait de belles photos du rollier.

 

Aspretto : décompte des nids d'Audouins le 11 mai avec le quatuor d'enfer (et Rocheteau), Bernard, Philippe, Sébastien et votre serviteur. Bilan des courses : 62 nids, 165 oeufs, 3 poussins nouveaux déjà nés, pas de cadavres. Très prometteur.

J'en profite pour vous présenter FBKS, une première observation le 3 mai sur la base.

 

Capitello : 13 limicoles sur la dune rive droite le 12 mai, 9 grands gravelots, 2 petits, et 2 guignettes. 

 

Aéroport  : 2 perdrix rouges et 2 tourterelles des bois le 12 mai

 

Sur la digue de la Gravona, Merlin a enregistré 7 oiseaux contre 12 à 15 sur le sentier du camping de la plage à chaque fois que j'y suis passé début mai. On ne peut pas lutter... J'ai bien aimé "la sittelle torchepot" et aussi "le tournepierre à collier" à Budiccie. Mais ces bévues sont plutôt risibles et sans conséquence tellement c'est gros ; et elles ne doivent pas empêcher son utilisation que je trouve de plus en plus utile dans un bon 90% des cas.

Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio
Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio
Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio
Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio
Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio
Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio
Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio
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Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio
Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio
Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio
Frémissement ornithologique autour d'Ajaccio
11 mai 2026

Retour en terre nordiste

Je suis faible. Je ne tiens pas mes dires ni mes promesses. Il m'arrive même de mentir. Ainsi j'écrivais le 3 mai sur ce même blog, à l'occasion d'une " virée nordiste", que je retournerai pas en terre cap corsine avant la prochaine migration printanière. Et quatre jours plus tard j'étais de retour à Biguglia et Macinaggio...

 

J'avais le fol espoir que le beau temps persistant assécherait le marais de Barcaggio où je n'avais pas pu faire le tour de la première mare pour accéder à la seconde. Espoirs vite douché. Il a beaucoup plu et le marais était encore plus inaccessible ! Et j'ai même dû faire demi-tour sur la piste de Tamarone. Pas envie de m'embourber aux aurores.

 

Finalement j'étais bien tranquille fin avril chez les ch'tis corses. Peu de monde, encore moins d'ornithologues, et des oiseaux à voir. Le grand parking du port de Macinaggio assez vide. Début mai, a contrario, beaucoup de monde. Des files de vingt à trente marcheurs à l'assaut du sentier du douanier sur la plage de Macinaggio, difficulté pour garer sa voiture, des ornithos partout. Le samedi 9 mai à 8H30, alors que je quittais le chemin du camping de la plage et papotais avec deux ou trois collègues déjà rencontrés en ces lieux les jours précédents, une horde de quinze ornithos arrivent. "Are you english ?" demande l'un d'entre nous. Réponse "No, swedish" ! 

 

Je suis quand même surpris que les locaux à qui j'ai parlé à Macinaggio ne savaient pas que pendant trois ou quatre semaines en avril/mai le secteur Macinaggio-Barcaggio était un spot ornithologique de classe européenne. Ni à l'hôtel Marina d'Oro, ni au restaurant Vela d'Oro (le propriétaire, 53 ans, est né à Macinaggio), ni au syndicat d'initiatives. La responsable a eu droit à un cours particulier ; j'étais à sa place derrière le guichet pour avoir accès à son ordinateur, elle de l'autre côté ; rôles renversés. Je lui ai montré Faune France 2B, Oiseaux .net et allez savoir pourquoi Corse-ornitho et mon site Nudipassion. Elle a de quoi s'occuper maintenant...

 

Biguglia : Piobbu à l'aller le 6 mai, plus de 40 garde-boeufs et 50 corneilles5 à 6 crabiers, garzettes et  nettes rousses ; 2 colverts ; 1 sylvain ; 1 traquet motteux ; des tariers pâtres, moineaux cisalpins, étourneaux unicolores, échasses blanches ; des guépiers en vol et posés. Des foulques dans le canal . 

Au retour le 9 mai, à peu près les mêmes espèces en nombre moindre, mais pas de nettes rousses. Rajouter 2 tadornes de Belon , 1 grand gravelot et 2 serins cinis.

 

Macinaggio : camping de la plage U Stazzu : toujours les mêmes tous les jours dans la mare, la garzette, le pourpré, le crabier, la poule d'eau, les 4 foulques ; 1 guignette le 7 ; des hirondelles en vol. Dans le champ aux chevaux 1 pie-grièche à tête rousse (senator, pas badius) le 7 mai ; 1 coucou geai le 8 ; le faisant que je n'ai pas vu mais beaucoup entendu ; des tariers des prés, garde-boeufs et garde chevaux presque tous les jours ; du menu fretin : moineaux cisalpins, étourneaux unicolores, mésanges charbonnières, pinsons, verdiers, tourterelles, corneilles, chardonnerets, merles. Des pipits des arbres le 8 mai en face du camping.

Et des raretés identifiées au chant : 1 hypolais pâle et 1 rousserolle turdoïde le 9. Il faut abandonner l'appareil de photo et utiliser Merlin sur le portable, qui détecte entre 10 et 15 oiseaux (coucou, loriots...) et confirmer les raretés avec des applications donnant les chants d'oiseaux. Cela marche très bien, c'est mieux à deux. 

 

Sur le chemin de l'hôtel au camping, tous les jours sur les toits, moineaux, unicolores, merles. Le 8 mai pinson et pouillot fitis sur les fils. Et les hirondelles de fenêtre en phase active de retape des nids un peu partout.

 

Marais de Macinaggio : 1 guignette le 7 mai, 1 rousserolle turdoïde le 8 mai. 

 

Tamarone : le 8 mai des tariers des prés, chardonnerets, pinsons, bruants proyers ; 5 cormorans huppés côté mer.

 

Barcaggio : j'y suis allé le 7 mai par bateau. Des cormorans huppés au départ ; aux îles Finacchiaro la colonie de leucophées ; des puffins au large de la Giraglia, et beaucoup de randonneurs sur le sentier du douanier. Intense activité des hirondelles de fenêtre sur leurs nids au village.

 

Marais de Barcaggio : 5 garzettes, 2 crabiers, 1 foulque, 2 tourterelles turques, 1 guignette, 1 râle d'eau

Côté botanique ça doit aussi être top ; beaucoup de fleurs, de papillons, de libellules (pardon, d'odonates devrais-je dire).

J'ai eu un choc. Alors que j'étais en très mauvaise posture, seul, chargé avec tout mon matériel, au milieu de touffes de joncs remontant à ma poitrine, j'ai trébuché, une botte a pris l'eau. Et j'ai eu une vision fantastique, sur ma gauche un huitrier moquin a décollé, tout noir, bec et pattes rouges, tel que je les ai revus en novembre dernier au Cap ; il est rapidement sorti de mon champ de vision. Après avoir repris l'équilibre je l'ai recherché dans la jungle de joncs. Pas retrouvé. J'ai clamé téléphoniquement la grande nouvelle à Bernard. Qui manifestement n'a pas eu l'air convaincu de me soutenir moralement dans une démarche d'authentification-qu'il prévoyait difficile- d'un moquin d'AfSud balladeur ayant quitté la province du Cap pour une petite ballade cap corsine. Il a fermement suggéré un râle d'eau, oiseau plus compatible avec le milieu local. Quand la fièvre est retombée, j'ai avalisé sans remords son identification. Exit le moquin, bienvenue au râle d'eau.

 

 

 

Retour en terre nordiste
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2 mai 2026

Virée nordiste

Je n'en pouvais plus de voir sur faune France toutes les observations faites à Piobbu ou au camping de la plage, pendant que je me morfondais dans la disette. Alors je suis parti quatre jours chez les ch'tis corses. J'ai vu les pipits à gorge rousse et la glaréole à collier comme je l'espérais. J'ai eu des déconvenues mais aussi de belles surprises, quatre bihoreaux gris, un blongios nain, un butor étoilé et la bécassine double ! Globalement il y avait peu de monde du 27 au 29 avril, davantage le 30.

L'an prochain, si j'ai encore la forme, je reviendrai chez les ch'tis corses, mais plus longtemps, c'est trop bien à cette époque !

 

Biguglia :1) Tombolo bianco : un désert, du jamais vu, aucun flamant. Huit foulques, deux grèbes huppés, deux colverts, un culblanc, une garzette. C'est tout pour le 27 avril. Ne valait pas le déplacement...Je n'y suis pas passé le 30.

 

2) Le Fortin : accés interdit ! Une première !

 

3) Piobbu : cette prairie est toujours d'un attrait irrésistible pour les migrateurs. Par contre l'accès des observateurs a été singulièrement réduit. Une ligne Maginot de bric et de broc sur quelques centaines de mètres (version comment enlaidir un petit coin de nature) limite leur présence à la seule route. Comme le champ est en contrebas, on ne voit pas la partie la plus près puisqu'on ne peut pas s'en approcher. Finalement les oiseaux visibles sont loin, ce n'est pas bon pour les photographes. En plus un local se permet d'entrer dans son champ appareil de photo en main...Sympa. Vous comprendrez que je donne à ce spot, sans hésiter une seconde, la première place dans la catégorie détestation ...

 

Hérons cendré et garde-boeufs, échasses blanches, bergeronnettes grises et printanières, guépiers d'Europe, tariers pâtres, traquets motteux, chevaliers guignettes et sylvains. Et le trente avril trois pipits à gorge rousse et une glaréole à collier.

 

Macinaggio : 1) le marais en bord de mer : beaucoup d'eau et il n'y a plus les ouvertures pour y entrer. Impénétrable. Déçu. Un balbuzard pêcheur le 28 avril.

 

2) le camping de la plage : là aussi on ne peut plus entrer dans le champ qui domine le marais, on est donc encore loin de la mare bien en eau. Aigrettes garzettes, crabier chevelu, hérons garde-boeufs et pourpré, gallinules poule d'eau et une famille de foulques macroules. Des visiteurs, deux tourterelles des bois le 29, un  busard des roseaux tous les jours.

 

Et un blongios nain (couché, de dos, tête dans les iris) visible par intermittence depuis quelques jours m'a-t-on dit. Bruants zizi, chardonnerets, mésanges charbonnières, étourneaux unicolores sur la piste. Mon avis : le matin pour la photo c'est pas terrible avec le soleil en face, il vaut mieux plus tard .

 

3) Tamarone : partis les pipits à gorge rousse qui prenaient leur bain derrière la paillotte...Bruants zizi, proyers et des roseaux, tariers des prés, chardonnerets, mésanges, fauvettes grisettes dans les prairies.

 

 

Barcaggio : envol de quatre bihoreaux gris sur le ruisseau longeant le parking ; heureusement j'étais prêt à photographier, il y a toujours quelque chose à cet endroit. Le chemin de départ du sentier de douanier a dû être inondé, le sol est jonché de planches. Passé la paillotte, en bien mauvais état, il faut trouver les deux mares. Végétation dense et dissuasive.

 

Une bécassine s'envole devant moi, à quelques mètres, tout droit, avec un grand bruit d'ailes ; j'ai le temps de voir le blanc sur la queue ; elle se reposer à une vingtaine de mètres dans le maquis, mais je ne la retrouverai pas. Les caractéristiques de la bécassine double ! Pas de photo, trop rapide.

 

Il y a beaucoup d'eau, je suis chargé, je suis seul. Un gros oiseau s'envole et se pose dans la végétation. Mais cette fois je tire quatre photos. Verdict sur l'ordi à la maison : un butor étoilé !

 

Dans la première mare, des foulques et deux aigrettes. Impensable d'en faire le tour pour rejoindre la seconde mare que j'aperçois pourtant, tellement il y a d'eau. Déçu.

 

Cormoran huppé et goéland leucophée sur la plage.

 

 

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26 avril 2026

Petite mise au point

Vous avez été nombreux à m'avoir fait savoir vos doutes quant à l'identification d'un goéland d'Audouin sur la base d'Aspretto, à partir seulement des deux dernières lettres de sa bague, tel qu'indiqué dans mon dernier article (en fin d'article m'a-t-on persiflé, en loucédé...).

 

Ces critiques m'ont blessé. Et puis me sont revenues des réflexions refoulées au plus profond de moi-même et du même acabit. Comment est-ce effectivement possible ? La vérité m'oblige à dire que j'ai soumis la dite photo au grand chef, gardien du temple et des bases de données des goélands d'Audouin bagués depuis l'origine des temps à Aspretto. Verdict péremptoire, sans discussion : IBTD bagué en l'an de grâce 2000, première année du nouveau millénaire. A l'époque-antidéluvienne- on baguait en haut de la patte droite avec des bagues italiennes, quatre lettres commençant raisonnablement par I. Donc on n'avait aucune chance de lire la totalité des quatre lettres... C'était quand même bizarre vous en conviendrez volontiers ! D'ailleurs cette méthode italienne n'a prévalu que quelques années. Pour être remplacée par de bonnes bagues françaises posées en bas de la patte droite, quatre lettres commençant par F, ce qui assurait d'une lecture aisée. Rationalité cartésienne oblige. On est quand même les meilleurs ! CQFD !

 

Il ne restait plus au photographe qui sommeille en moi que de tenter une photo à trois lettres et de revenir à Aspretto jour et nuit, par tous temps (soleil, pluie, vent-j'allais écrire neige, faut quand même pas exagérer Jacqou !) dans l'espoir de saisir au moins une fois les trois lettres après le I, puisque celui-ci n'est pas accessible. Dieu soient bénis les Dieux de la photographie ! Ils ont été gentils avec moi et j'ai pu faire le 23 avril la photo avec les trois lettres BTD, la quatrième étant bien sûr un I. Le grand chef avait raison ! Et les doutes sont bien levés !

 

A par ça, vendredi 24 avril, faisant la marche classique vers l'embouchure de Capitello par Air Corsica et la digue de la Gravona, j'ai fait deux observations précoces, une pie-grièche écorcheur et un rollier d'Europe immature. La pie-grièche était à mon arrivée en bord de mer, entre la clôture de l'aéroport côté P10 et la plage dans la végétation. Le rollier était dans un arbuste de la prairie sèche, au retour, à droite de la digue. A gauche, côté aéroport, au moins 6 tourterelles des bois.

 

Un chevalier guignette à l'embouchure rive gauche juste après le U des deux rivières et un sur la berge de la Gravona près de l'arrivée à Air Corsica.

 

Des moineaux friquets et des étourneaux unicolores à Air Corsica, un classique. Et toujours des crabiers chevelus à Budiccie, avec les couples d'échasses et de foulques.

 

J'ai même vu trois crabiers à Aspretto, vraissemblablement une première, avec un chevalier guignette. C'est un vrai havre de paix pour migrateurs fatigués.

 

Petite annonce : la ou le propriétaire du nounours perdu sur le chemin de la digue peuvent le retrouver sur le portail d'entrée de la prairie à Air Corsica.

 

 

 

Petite mise au point
Petite mise au point
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Petite mise au point
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21 avril 2026

Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril

Triste migration cette année (je ne sais pas pourquoi, mais je pense à Tristes tropiques...). Du bout des lèvres je consentirai à vous dire que j'ai vu le 19 avril mes premières pie-gièches à tête rousse-sur la digue de la Gravona et les 20 et 21 avril sur la piste de la paillotte de grand Capo. Et un pipit des arbres sur cette même piste, ce n'est pas souvent que j'en ai vu en Corse. On se contente de ce qu'on a disent les sages.

 

Plus intéressant un grèbe à cou noir dans le dernier virage de la Gravona et du Prunelli avant l'embouchure, qui d'ailleurs a encore changé de visage ; à contre-jour je l'ai pris pour un castagneux ; heureusement que le mode rêflexe du photographe a fonctionné, j'ai tiré quatre photos sans enthousiasme qui m'ont offert une belle surprise sur l'ordi.

 

Budiccie s'endort dans une petite routine, garzettes, crabiers (quand même 9 le mercredi 15 avril), deux échasses et le couple de foulques qui est bien parti pour y nicher. Plus de rares chevaliers aboyeurs par ci par là. Premier rossignol le 20 avril.

 

Bruschetto, quoique toujours humide, a peu à offrir ces jours-ci à part garzettes et garde-boeufs. Plus de limicoles.

 

Air Corsica : de plus en plus sec ; un garde-boeufs boiteux, deux crabiers et un petit gravelot le 19 avril. 

 

Capitello : je n'y vais plus qu'à pied par Air Corsica et la digue de la Gravona, faut bien s'entraine à la marche en vue des jours sombres qui nous pendent au nez...Un ou deux petits gravelots sur la dune, un goéland d'Audouin de temps en temps, ça dépend des jours, il y a les jours pleins et les jours creux...Aperçu deux huppes en vol. Quasiment rien dans les arbres sur la digue ni dans les praries.

 

Capo : hier matin de bonne heure un couple de tourterelles des bois sur la route, habituel à cette époque. Les têtes rousses et le pipit le long de la piste de la paillotte mais pas encore d'alouettes lulus ni pie-grièches écorcheurs ; et rien dans les champs et les ronciers en bord de route, tristounet...Mais j'ai vu 5 ou 6 lièvres, sûr qu'il n'y en n'a pas dans les marais salants, on se console comme on peut dit-on !

 

Coggia : le 16 avril douze aigrettes et trois garde-boeufs, un ibis falcinelle, une bonne douzaine de limicoles, chevaliers aboyeurs et sylvains avec quelques combattants variés. Le 6 avril, des sarcelles d'été avec quelques sylvains, un colvert et plus étonnant un balbuzard pêcheur en plein au milieu d'un champ. Là aussi le rêflexe du photographe m'a sauvé, je partais, je marchais sur la route vers ma voiture, j'ai aperçu une tache sombre dans le pré ; un milan royal posé au sol me suis-je dis, c'est assez commun ; deux photos vite fait bien fait, au cas où, et la surprise devant l'ordi...  

 

Un scoop pour terminer, la photo d'IBTD, femelle de goéland d'Audoin baguée (au-dessus du genou) en 2000, 26 ans donc au compteur, l'individu le plus âgé de la colonie que j'ai prise le 13 avril.

Avec Bernard, on se partage sereinement les tâches à Aspretto dans la surveillance de la colonie : il s'occupe des goélands jeunes et remuants, tandis qu'à moi, vu mon grand âge, il me laisse les autres. Donc l'ancêtre était dans mes cordes ! Y aurait plus manqué qu'il me la photographie à ma place ! 🤣

 

Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
Petits tours de piste autour d'Ajaccio à mi-avril
15 avril 2026

Budiccie se requinque !

Oui Budiccie se requinque et ça fait plaisir. Sans bien sûr atteindre les niveaux stratosphériques des marais salants que vous connaissez, cap sur l'orient, et dont je ne veux même pas écrire le nom (ça me rend malade). 

 

Mais ça devient intéressant. Après la période sarcelles d'été du début du mois d'avril- j'en ai compté 14 en vol le 14 avril, avec d'ailleurs 2 sarcelles d'hiver-on est passé à la période crabiers chevelus (je sais pourquoi ils sont là, ils aiment les grenouilles ! ). Ce matin il y en a eu jusqu'à 9 ; avec 10 aigrettes garzettes, 4 ibis falcinelles et 3 chevaliers aboyeurs. Plus le couple de grèbes castagneux, de foulques macroules et l'échasse blanche, présents depuis quelques jours. Une cane colvert le 13 avril. Il suffisait de demander au gestionnaire de la mare de changer de boites...

 

La nouvelle configuration de la mare, avec beaucoup d'herbe, semble être appréciée des oiseaux d'eau. Un peu moins des photographes et des observateurs car dans le fond de la mare, franchement, on ne sait pas ce qu'il s'y passe tant il y a de végétation.

 

La prairie d'Air Corsica s'asséchant, RAS. 1 garzette de temps en temps. Des grenouilles vertes. Et des chats.

Il se dit dans les milieux autorisés qu'un veinard a vu un torcol (et fait des photos terribles) sur le tronc barrant la digue de la Gravona. N'ayant toujours pas la coche dudit bestiau en France, la sidération s'est abattu sur ma modeste personne et m'a quasiment gâché la journée.

 

A Bruschetto, où il y a toujours un peu d'eau, quelques garzettes et hérons garde-boeufs. Et des limicoles très peu visibles tant l'herbe est haute. Hier après-midi il y en avait 7 ou 8, un mix de combattants variés et de chevaliers sylvains. Mais le top ce fut les 22 ibis falcinelles du 13 avril, bien visibles eux.

La clôture de l'aéroport peut aussi réserver des surprises.

 

Il paraitrait qu'on a signalé un semblant de début de frémissement d'intérêt ornithologique à l'embouchure à Capitello et au marais de Casavone. Je n'y suis pas allé vérifier, l'addition en kérosène m'en ayant dissuadé.

 

Budiccie se requinque !
Budiccie se requinque !
Budiccie se requinque !
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4 avril 2026

Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril

Vous n'aurez pas été sans remarquer le titre accrocheur d'un article récent (à notre époque il faut faire du buzz dit-on, hélas !)," Rien de nouveau à l'ouest". J'aimerais faire remarquer à mon distingué collègue qu'une observation de quinze sarcelles d'été à la mare de Budiccie-tant décriée par ailleurs, et deux jours d'affilée en sus, la table semble attractive- est tout sauf anodine, plus par le nombre d'oiseaux que par leur rareté bien sûr. Car j'ai beau fouiller dans mes archives, ce n'est pas souventes fois que j'ai pu y voir une quinzaine de canards. J'ai donc titré mon article de façon classique, si ce n'est banale, "Sarcelles d'été à la mare de Budiccie". J'ai pensé un instant, bravache, à "Du nouveau à l'ouest ", que j'ai aussitôt abandonné car trop conflictuel. Mon côté pacifique a prévalu. Loin de moi la polémique !

 

Budiccie : seules les quinze sarcelles hier après-midi. Pas vu de spioncelles, bergeronnettes ni chevaliers. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en avait pas. Ce matin toujours les quinze sarcelles ; j'ai fini par voir un culblanc et un spioncelle. Et une fauvette à tête noire mâle dan l'arbre. 

 

Embouchure Prunelli/ Gravona : RAS, calme plat. Spot peu attractif au prix de l'essence (du moins pour moi). Noter que les deux bras vers la mer se sont rejoints pour ne plus former qu'une seule embouchure, physionomie inhabituelle pour le moins.

Mon copain rougegorge est toujours quasiment au même endroit, au départ du sentier vers la tour ; un véritable modèle pour photographe tant il reste immobile. On peut lui compter ses plumes.

 

Bruscheto : une échasse blanche et une sarcelle d'été le premier avril, rien les trois et quatre. Sur la clôture de l'aéroport, hirondelles rustiques, chardonnerets élégants et verdiers d'Europe.

 

Air Corsica : asséchement à la vitesse grand V, en conséquence pratiquement plus rien. Horreur et putréfaction le premier avril ! Deux chats, un noir et un tigré gris/marron maraudant dans les herbes ! Et ce n'est pas une plaisanterie.

Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
Sarcelles d'été à la mare de Budiccie les 3 et 4 avril
31 mars 2026

A l'ouest rien de nouveau

Je suis dépressif. A force de dérouler les interminables listes d'observations de Faune France 2A à Porto Vecchio, kilométriques et taille XXL (on devrait même dans ce cas augmenter le nombre de majuscules), je me suis foulé le majeur sur la souris et la déprime m'est venue. Des questions existentielles traversent mon esprit : pourquoi je n'habite pas à Porto Vecchio ? Peut-on camper dans ses marais salants et combien de temps ?

 

On ne lutte pas à armes égales. Il y a en Corse du Sud, comme partout dans le vaste monde, les riches et les pauvres. Et nous à Ajaccio, du pont de vue ornithologique, nous devons nous contenter de peu, de très peu même. Nous comptons nos observations à l'unité tandis que là-bas c'est l'opulence ! Comme les tadornes de Belon, j'étais fier comme Artaban de celui que j'ai vu à Budicci puis à l'étang de Casavone. Et bien là-bas ils se comptent tous les jours par dizaines ! 

 

Vu les circonstances actuelles fort défavorables dans le secteur routier, j'ai fait quelques sorties prudemment courtes, les deux dernières avec Bernard. J'ai honte de fanfaronner sur nos observations par comparaison avec qui vous savez, du côté de l'orient. Je dirai donc à l'ouest rien de nouveau. Des aigrettes garzettes par ci par là, beaucoup de chevaliers culblancs, de pipits spioncelles, de fauvettes à tête noire (quand je dis "beaucoup" c'est bien sûr à notre modeste échelle), des moineaux friquets en nidification au Ricanto.

 

Très peu de migrateurs. Deux sarcelles d'été fuyantes à Bruscheto (j'espère que vous aurez remarqué mes progrès en géographie locale : je ne dis plus "dans la prairie humide le long de la clôture de l'aéroport avant Air Corsica"). Une puis deux échasses blanches à Budiccie (je me suis enfin décidé de lui accorder son "e" final que je lui avais toujours nié jusqu'ici), une hier à Bruscheto. Un ibi falcinelle à Air Corsica.

 

Plus notable, sur la clôture de l'aéroport, une hirondelle rousseline avec quatre rustiques (ma troisième observation en Corse). A l'embouchure, sur la dune côté mer, loin, une tache blanche à peine visible, pas photographiable : un gravelot à collier interrompu, en plumage nuptial qui plus est, ma seconde observation en Corse. 

 

Les seuls spots qui valent le déplacement sont la mare de Budicci- encore de bonne dimension, avec un ou deux grèbes castagneux furtifs- la prairie à gauche de l'entrée d'Air Corsica (quelques petits gravelots, chevaliers, bergeronnette grises et rares printanières, pipits, étourneaux), la zone humide du centre de Porticcio (pipits, pouillots, bécassines-quoique de moins en moins présentes, fauvettes), le marais de Casavone (pour faire plaisir à Bernard) avec ses colverts dont une cane avec huit poussins . 

 

Noter les orchidées à Capitello dans la prairie qui descend vers le Prunelli, il y a au moins cinq espèces. Je rame un peu pour les identifier, n'est pas ochidéologue qui veut...

 

Et il n'y a plus qu'une seule embouchure à Capitello, qui se rapproche de plus en plus de la tour.

A l'ouest rien de nouveau
A l'ouest rien de nouveau
A l'ouest rien de nouveau
A l'ouest rien de nouveau
A l'ouest rien de nouveau
A l'ouest rien de nouveau
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A l'ouest rien de nouveau
20 mars 2026

Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio

Le mercredi 18 mars Bernard a vu une couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva dans le centre de Porticcio. Il a écrit dans Faune France :

2 poussins au moins encore en duvet mais déjà bons plongeurs, d'environ 8 jours, ce qui situe la ponte autour du 16-18 février (incubation 20-23 jours) ce qui est extrêmement précoce ; une recherche sur Faune France ces 10 dernières années indique une seule donnée de poussins un 2 mars dans les Landes, et un 20 mars en Maine et Loire , toutes les autres concernent des pontes ; en 2025 nous avions noté 2 poussins plus gros le 2 avril.

Je les avais aussi vus la veille, mais je n'avais pas non plus de photos. J'y suis donc retourné le lendemain et j'ai photographié la famille de grèbes castagneux, deux adultes et deux poussins, à découvert mais à contre-jour. Il y avait aussi deux foulques, deux gallinules, une fauvette à tête noire. Pas de pouillots.

 

Rapide tour de piste des autres spots locaux habituels : 

 

Budicci : une vingtaine de hérons garde-boeufs les 17 et 19 mars. Toujours le tadorne de Belon femelle et les quatre chevaliers culblancs le 17, des pipits spioncelles  (quatre le 19), des bergeronnettes grises, quelques étourneaux.

 

Air Corsica : encore l'aigrette garzette, des bergeronnettes grises, quelques pipits spioncelles. Pas grand'chose. Rien dans les prairies en amont de l'aéroport.

 

Casavone : les hivernants habituels, foulques, poules d'eau, grèbes castagneux, grands cormorans. Un chevalier culblanc les 17 et 19 mars. Le 19 mars un guignette, un martin pêcheur, une grande aigrette et la femelle de tadorne de Belon qui a manifestement changé d'air.

 

Capitello : Je n'ai rien vu à l'embouchure à part une garzette le 17 mars et les sempiternelles corneilles. Mais Bernard y a vu à mi-mars des goélands d'Audouins et des mouettes mélanocéphales, pour qui cela correspond bien à la période de passage. Ces oiseaux retournent probablement en Mer Noire (Crimée) comme en atteste le contrôle d'un individu bagué à Aspretto en 2003.

Toujours le couple de crécerelles et des mésanges bleues et charbonnières autour de la tour. Les hivernants classiques, merles, rougegorges, pinsons, fauvettes, pouillots, pipits. Les premiers bruants proyers dans les asphodèles les 17 et 19 mars, la première huppe fasciée le 17. Cormorans huppés en mer. Pas bézef.

 

 

Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
Couvée de grèbes castagneux dans la zone humide de la Viva à Porticcio
13 mars 2026

Sorties classiques au sud d'Ajaccio

Mon sang n'a fait qu'un tour, samedi 28 février, dès l'annonce des évènements au Moyen Orient. Primo je me suis précipité faire le plein d'essence de ma voiture. Deuxio je me suis juré d'économiser ce capital autant que faire se peut. Quitte à sacrifier la saison ornithologique de 2026 ! Aussitôt dit, aussitôt fait. J'ai donc installé ma lunette sur la terrasse côté mer puis côté montagne, alternativement. A moi les merles, rougegorges et rougequeues, étourneaux, tourterelles, corneilles, cormorans et goélands ! Bon, j'ai tenu douze jours (quand même, mais il faut dire qu'il n'y avait rien d'alléchant sur Faune France...et que je n'étais pas très en forme.)

 

Aussi quand Bernard m'a dit qu'il avait vu ses premiers chevaliers culblancs à Budicci et une trentaine de mouettes mélanocéphales à Capitello, je n'ai pas pu résister à l'appel du grand large...quel qu'en soit le prix !

 

Pas grand-chose à se mettre sous la dent en vérité ; les hivernants clasiques sont plus ou moins présents, mais la migration est faiblarde. Capitello plutôt vide côté mer comme côté terre. Belle collection de hérons garde-boeufs à l'entrée de Porticcio (88 dans les arbres et une trentaine au sol le 11 mars). Trente trois à Budicci le 11 et cinquante huit le 13. Rares aigrettes garzettes par ci par là. Le couple de crécerelles de la tour de Capitello toujours très visible. A Air Corsica il y avait des moineaux dans les roseaux ; mais des cisalpins, pas des friquets. Mes premières hirondelles, des rustiques sur la clôture de l'aéroport.

 

Une surprise ce matin, une femelle de tadorne de Belon à Budicci, ma seconde observation en Corse, la première remontant à 2016. Les quatre culblancs sont là avec quelques spioncelles, bergeronnettes grises et étourneaux.

 

En gros pas de quoi vider son réservoir intempestivement...Bonne nouvelle côté portefeuille, moins bonne côté ornithologie...

 

 

 

Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
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Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
Sorties classiques au sud d'Ajaccio
24 février 2026

Sorties hivernales et ensoleillées

Peu à peu je guéris de ma flemmingite hivernale aigüe, qui m'empêchait depuis plusieurs mois de profiter pleinement de l'activité matinale et maximale de la gent ailée.

 

* Ce matin j'étais levé à six heures et quart et à sept heures et demi j'étais à La Viva, le dernier spot ornithologique à la mode dans les environs d'Ajaccio, où l'on compte les bécassines à la brouette et les pouillots à la pelle. Mais ça vous le savez déjà.

 

C'était à la fois une bonne et une mauvaise idée. Une bonne car il y avait profusion d'oiseaux, davantage que le samedi 21 février à une heure un peu plus tardive. Pouillots véloces, bécassines, pipits spioncelles, moineaux cisalpins, tariers pâtres, fauvettes à tête noire, merles, rougegorges, rougequeues noirs en nombre...

 

Mais une mauvaise idée car le soleil encore bas était aveuglant et ne facilitait pas la photographie.

 

* Je suis donc allé à Capitello pour revenir ensuite à La Viva. L'accès au chemin de la tour Capitello était rugueux, mais possible aux personnes déterminées. Rien à voir avec les conditions de samedi dernier où il était réservé aux seuls nageurs de combat...

 

Bilan rapide à l'embouchure : un chevalier guignette dans les rochers au pied de la tour, une aigrette garzette dans la verdure, trois corneilles sur le banc de sable rive droite. C'est tout ! Pas un goéland, pas une mouette, la disette ! Une singularité, il y a deux embouchures des rivières. 

 

Dans la prairie super verte sous la tour, des grives musiciennes, des pinsons des arbres et des étourneaux. Et les narcisses sont là...Rien rive droite du Prunelli avant le confluent.

 

* A l'étang de Casavone, deux grands cormorans, deux hérons cendrés, cinq foulques, un grèbe castagneux.

 

* Noter une ribambelle de hérons cendrés et mouettes rieuses à l'entrée de Porticcio, dans les prairies rive gauche du Prunelli. Samedi dernier il y avait plus de deux cents hérons.

 

* A Budicci, trois aigrettes garzettes , onze garde-boeufs et des étourneaux. Pas de pipits.

 

* Rien dans les prairies vers Air Corsica, ni mouettes ni hérons. A Air Corsica grives musiciennes, corneilles, bergeronnettes grises.

 

* La Parata : les hivernants habituels dimanche 22 février, tariers pâtres, rougegorges, merles noirs, bruants zizis, faucon crécerelle, corneilles mantelées, tourterelles turques, rougequeues noirs, fauvettes mélanocéphales, chardonnerets élégants, goélands leucophées, cormorans huppés. Ni monticoles bleus ni fauvettes pitchous.

 

 

Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
Sorties hivernales et ensoleillées
6 février 2026

Petite sortie hivernale

J'ai repris hier après-midi, jeudi 5 février, la sortie classique à Bastelicaccia et Porticcio. Je ne l'avais pas faite depuis fin octobre. Temps de plus en plus couvert, au contraire du soleil matinal.

 

*Budicci : 9 garde-boeufs , quelques corneilles, un groupe d'étourneaux dans la prairie du fond. La mare super grande, mais nue, vide. C'est devenu un spot sans intérêt depuis que la végétation a disparu, un has been...

 

* Air Corsica : là aussi la prairie à gauche inondée comme jamais. Mais pas âme plumée qui vive ! Une première, j'ai beau fouiller dans ma mémoire, je n'ai pas souvenir d'être revenu fanny...  

Le terrain à droite, qui eut son heure de gloire après un girobroyage intégral, n'est qu'un immonde fouillis inextricable où je n'ai rien vu non plus.

Les prairies humides de part et d'autre de la route avant la clôture de l'aéroport sont bien entendu inondées elles aussi . Mouettes rieuses par centaines, hérons garde-boeufs (environ 200), corneilles et étourneaux en nombre.

 

* Porticcio

 

- les prairies humides à l'entrée de Porticcio : myriade de rieuses et garde-boeufs le long du Prunelli. J'avais en tête le nombre de 200 hérons garde-boeufs dans le secteur les années précédentes. Il semble que leur nombre ait augmenté.

 

- La Viva : le dernier spot à la mode depuis que Bernard y a dénombré jusqu'à 115 bécassines. Etonnante surface humide en plein centre ville, qui a résisté à une tentative de remblaiement, où foulques et grèbes castagneux sont régulièrement notés. 

En bordure du remblai, mésange bleue, fauvette à tête noire, foulque macroule à l'unité. Et des pouillots véloces mouchetant à qui mieux mieux, ils montent de quelques mètres, attrapent moustiques et moucherons, puis se posent sur quelque brindille ou canne au ras de l'eau. Deux bécassines s'envolent sur la droite, pour replonger dans la végétation. Pas de doute, pour en voir davantage il faut se mouiller et descendre dans l'herbe et l'eau.

A droite, le long de la route perpendiculaire à la mer, dans des arbres couverts de fruits dont je ne connais pas le nom (peut-être des micocouliers ?), 3 fauvettes à tête noire se gorgent de fruits. Deux rougequeues noirs et deux pipits spioncelles dans la végétation.

Plus loin, sur le terre-plein avec parking et poubelles, dans les ronciers en bordure, rougegorges, merles, moineaux et rougequeues noirs. Je suis descendu dans la prairie, c'est l'accès le plus facile car non pentu, mais je n'ai rien vu à part quelques corneilles mantelées.

Et une dizaine d'hirondelles de rochers tournent dans le ciel.

 

- Casavone : 4 grands cormorans, 1 foulque, 1 castagneux, 1 héron en vol. 

 

Je ne suis pas allé à Capitello, le temps était trop menaçant. D'ailleurs j'ai eu de la pluie au retour.

 

Conclusion : vivement le printemps ! Et un souhait très fort, pourvu qu'il y ait autant d'eau, ce serait Byzance !

Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
Petite sortie hivernale
22 janvier 2026

Sortie en plaine orientale

Je vieillis. Quand Bernard m'a demandé si je voulais venir au comptage des Wetlands -prévu initialement le dimanche 18, il l'a avancé au samedi 17 because les mauvaises prévisions météo. Vu ce qu'il est tombé, c'était bien vu-j'ai dit non, poliment mais fermement. Car un départ de Mezzavia à 5H30, c'est inhumain, c'est plus de mon âge.

Je n'ai donc pas coché les spatules ni les grèves esclavons, horreur et putréfaction ! Quand il a vu combien j'étais dépité, déçu, abattu, il m'a offert une séance de rattrapage mercredi 21 janvier. Sympa. Départ à une heure acceptable pour un vieux couche tôt et lève tard : entre 7 et 7H30. Royal, j'ai coupé la poire en deux, 7H15 pétantes.

 

Nous sommes allés d'abord à Urbino pour cocher l'esclavon. Là bas, surprise. Que d'eau ! Que d'eau ! Le niveau de l'étang a monté de 60 centimètres depuis samedi. Les pontons étaient sous l'eau et je n'avais pas pris les bottes ni le bonnet, car en plus il  ne faisait pas chaud, ça commençait mal... Notre rayon d'action s'est donc avéré fort limité, la zone du restaurant étant en plus fermement interdite.

On les a quand même vus, les esclavons, deux ensemble et un troisième à part, mais loin, trop loin pour la photo. Je me suis rabattu sur un couple de guignettes du genre "matelots", tellement ils aimaient se poser sur des bateaux. Des foulques, des flamants, des dortoirs de grands cormorans dans le lointain- compter au moins sept cents têtes. Et quelques grandes aigrettes dont une vraiment très près, ce qui est rare.

On est revenu à Urbino après avoir été à Palo. Le couple d'esclavons s'était bien rapproché. On a quand même vu deux douzaines d'espèces à Urbino, voir le décompte de Bernard sur Faune France.

 

A Palo, le premier point d'observation est en hauteur. Il n'y a donc pas de problème d'eau ou de bottes. Par contre on a fini par s'apercevoir que les spatules étaient juste au bord de l'eau en dessous de nous, cachées dans la végétation. Elles se sont envolées vers le fond de l'étang à notre droite, dans les sansouïres avec les vanneaux. Mais quatre se sont rapprochées, plus ou moins visibles. Elles étaient sept en tout, la huitième vue samedi dernier, celle qui était baguée, nous ne l'avons pas vue.

A la cabane de pêcheur, décor très kitch, belle vue sur les groupes de flamants et de foulques.

Noter des hirondelles de rochers, un bon millier de foulques, environ quatre cents flamants, des vanneaux huppés, des canards chipeaux et siffleurs, des nettes rousses, des tadornes de Belon et des fuligules milouins.  Disons une trentaine d'espèces à Palo, qui confirme son attractivité. Entre les deux étangs nous avons vu quatre espèces de grèbes.

 

Je ne me suis donc pas levé de bonne heure pour rien ce matin...

Sortie en plaine orientale
Sortie en plaine orientale
Sortie en plaine orientale
Sortie en plaine orientale
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Sortie en plaine orientale
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Sortie en plaine orientale
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Sortie en plaine orientale
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Sortie en plaine orientale
19 janvier 2026

Comptages Wetlands 2026 (estimation des effectifs européens et asiatiques de oiseaux d'eau en hiver)

Bonjour à tous et nos meilleurs vœux pour 2026, Pace e Salute

Nous avons commencé l'année en participant avec Philippe Ansel aux comptages internationaux des oiseaux d'eau, à la mi-janvier (Jacques était hélas indisponible) . Personnellement ça fait 45 ans que j'y participe et j'ai toujours autant d'enthousiasme à le faire.  En Corse ces comptage sont coordonnés par le Conservatoire d'Espaces Naturels de Corse (Ludovic Lepori, coordonateur) ,  en collaboration avec A Pichjarina, la réserve naturelle de Biguglia, la collectivité de Corse et des bénévoles. Sur le long terme ça permet de voir les tendances des effectifs eurasiatiques des canards et limicoles mais aussi des Grèbes. Des dizaines de milliers de personnes se mobilisent ainsi chaque année, de l'Irlande à la Russie en passant  par la Hongrie et jusqu'en Azerbaïdjan !! 

Pour la FRANCE, la LPO coordonne et publie un rapport chaque année ; les premiers comptages ont commencé au début des années 1970 soit plus de 50 ans ! pour certaines espèces c'est le seul moyen d'évaluer leur état de conservation ! exemple la Sarcelle d'Hiver impossible à recenser correctement en Europe pendant la reproduction ! ou le Fuligule milouin, canard plongeur. 

Donc pour la Corse on a participé au comptage à l'étang d'Urbinu en compagnie de Cyril Cros conservateur du site puis l'après midi on est allé à l'étang de Palo (17 janvier 2025). Par ailleurs j'ai compté les dortoirs de la région ajaccienne , Sterne caugek, Héron garde-bœuf et Grand Cormoran (photo sous espèce continentale sinensis, en plumage nuptial) pour terminer à l'étang de Tanchiccia sur le Bas Taravo où nous avons noté avec Justin et Marc 5 espèces de Canards quand même ! (hélas sans Christian Dailleau qui nous a quitté en 2025, pensées pour lui...)

 

Le site majeur en effectifs oiseaux d'eau pour la Corse est bien sur l'étang de Biguglia qui flirte avec des effectifs de sites de valeur internationale avec plusieurs milliers de Canards ! 

Pour en revenir à l'étang d'Urbinu nous avons noté beaucoup de Grands Cormorans et foulques (plusieurs centaines) mais aussi et c'est remarquable, 4 espèces de Grèbes dont le très très rare (en Corse) Grèbe esclavon, moins de 5 observations depuis 60 ans  (voir photo de Philippe), les autres étant très  communs (castagneux, huppé et Cou noir). On remercie d'ailleurs Cyril qui a repéré ces Grèbes esclavon, difficiles à distinguer du cou noir !! 

ci-dessus G. Esclavon (noter la pointe du bec claire, le noir ne descend pas au dessous de l'œil, le cou gris )  et ci-dessous  Grèbe à cou noir  ; il s'agit des plumages d'hiver !!

 

 

Les Flamants roses sont assez abondants mais plus nombreux à Palo (environ 500)  qu'à Urbinu (histoire de niveau d'eau) et les lectures de bagues aux papattes nous ont permis d'identifier après infos auprès du coordonnateur européen des programmes de baguage de l'espèce (L. Germain      ,baguage@tourduvalat.org) ), des Flamants originaires de Camargue, Italie et Espagne ; c'est beau l'ornitho on voyage en virtuel !! ci-dessous oiseau avec bague

 

Vous verrez aussi en PJ la photo d'un couple de Harles huppés saisis par Philippe en vol. l'étang d'Urbinu est le seul site régulier d'hivernage en Corse  de ce canard piscivore qui nous vient de Scandinavie l'hiver. Nous avons aussi noté un Plongeon arctique, hélas rebelle aux photos (et ce n'était pas non plus l'objectif de la journée , d'abords les comptages !) ; cette espèce des zones boréales est aussi une spécialité d'Urbinu en hiver. Voilà un petit aperçu de ce que l'on a vu. Le 21 février prochain dans le cadre de la journée mondiale des zones humides , le CEN de Corse organise conjointement avec le collectivité de Corse et le conservatoire du littoral une journée découverte à l'étang d'Urbinu, peut être l'occasion de revoir ces beaux oiseaux (inscriptions auprès du CEN de Corse) 

Grèbe huppé en plumage d'hiver , toujours à Urbinu

 

couple de Harles huppé en Vol à Urbinu 

 

Tadorne de belon (un mâle) ; ce canard  niche en Corse depuis une quinzaine d'années notamment à Urbinu et Palo (les harles et les Tadornes sont des Canards protégés !!, rares et localisés ) 

 

toutes les photos sont de Philippe 

A prestu

 

 

 

21 décembre 2025

Afrique du Sud. Kruger. Big fives.10/10

Les big fives ! Le but de notre voyage en fait ! Je ne suis pas sûr que la mode d'aller en Afrique au 19ième siècle, et même au vingtième, pour tuer ces cinq animaux magnifiques soit totalement éteinte au 21ième...

 

Les éléphants, il y en avait partout, le second jour j'ai arrêté de les compter au 200ième...Les buffles par troupeaux de plus de cent têtes. Les lions étaient très présents en bas du Parc-mais ça vous le savez. Le léopard est plus difficile à voir, même s'il doit y en avoir environ un millier, soit un peu plus de la moitié du nombre de lions. Quant au rhinoceros, c'est dramatique, on frise l'extinction et le seul que nous avons vu- un blanc- avait la corne coupée.

 

Afrique du Sud. Kruger. Big fives.10/10
Afrique du Sud. Kruger. Big fives.10/10
Afrique du Sud. Kruger. Big fives.10/10
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Afrique du Sud. Kruger. Big fives.10/10
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Afrique du Sud. Kruger. Big fives.10/10
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Afrique du Sud. Kruger. Big fives.10/10
Afrique du Sud. Kruger. Big fives.10/10
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Afrique du Sud. Kruger. Big fives.10/10
Afrique du Sud. Kruger. Big fives.10/10
20 décembre 2025

Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10

La hyène grand vainqueur de nos observations de mammifères ? Probable. Sa vie familiale cool, les mères allaitant dans un décontraction totale, les jeux des juvéniles, la solidarité des groupes nous ont vraiment impressionné. J'ajouterai qu'une des raisons pour lesquelles on les a si bien observées est qu'apparemment elles squattent les buses d'évacuation d'eau en bord de route. Faudra faire une communication scientifique sur cette modification de l'habitat de la hyène tachetée, un modèle d'adaptation...

 

Une petite déception, nous n'avons pas vu de lycaons, ces chien sauvages vivant en meute. Il faut dire qu'il n'y en a guère plus que de guépards, soit tout au plus une centaine.

Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 9/10
20 décembre 2025

Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10

Beaucoup d'antilopes, de toutes tailles. Très rapidement on a arrêté de compter les impalas.

Des girafes, des buffles bleus, des phacochères en nombre.

La seule sortie de nuit que nous avons pu faire nous a permis de voir un oryctérope, sorte de tamanoir rose, plutôt rare. 

 

Mais le grand spectacle a été la longue observation, plus d'une demi-heure et très matinale, d'un guépard, animal d'une rare élégance, très bien maquillé en toute circonstance, pour nous seuls, et par moment tout près de la voiture. Superbe ! Noter qu'il ne doit pas y en avoir beaucoup plus qu'un centaine dans le parc, très exactement 120 au dernier comptage en 2017.

Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
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Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
Afrique du Sud. Kruger. Mammifères terrestres. 8/10
20 décembre 2025

Afrique du Sud. Kruger. Vie aquatique.7/10

Il y a beaucoup de rivières et quelques lacs et barrages au Kruger. Biotope parfait donc pour les crocodile du Nil et les hippopotames. Pas pour les touristes baigneurs...

 

Les crocos sont énormes et très dissuasifs. Les hippos, grosses boules de graisse grise tendance rosée, peuvent se déplacer en groupe. Certains sont adeptes de massage naturel dans des petits bassins à fort courant. Les rares places disponibles sont très recherchées.

Afrique du Sud. Kruger. Vie aquatique.7/10
Afrique du Sud. Kruger. Vie aquatique.7/10
Afrique du Sud. Kruger. Vie aquatique.7/10
Afrique du Sud. Kruger. Vie aquatique.7/10
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Afrique du Sud. Kruger. Vie aquatique.7/10
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